L’écoute de la tradition à la suit de la mémoire
Trois mots à retenir, à tenir ensemble.
D’abord, l’écoute. Le livre du Baruc, rédigé au retour de l’exile montre très bien le besoin du peuple d’Israël à rentrer dans cette écoute, l’écoute biblique. L’écoute qui montre le désir de recevoir quelqu’un de l’autre. L’écoute est obéissance. C’est le mot biblique parfois oublié parfois voulu d’être oublié. L’écoute nous réveille, l’écoute surveille et nous fait être vigilants, nous fait prendre soin des nos rapports. L’écoute de la voix du Seigneur, les traces de Dieu dans notre quotidien. L’écoute qui est aussi dans les moments de détresse et de méfiance. Certes, oui ! Écoute qui veille, écoute qui montre, écoute de silence, pourquoi pas !
Auditeurs de la Parole disait le théologien Rahner. Nous sommes appelés à être auditeurs. L’écoute n’est pas seulement être attentifs à une donnée informative. L’écoute est information, conformation et formation. Information de Celui qui nous montre la vie dans l’Esprit, formation à la suit de l’amour jusqu’au bout, contempler les traces de Dieu est contempler ma vie en face de Lui. Et conformation à vivre selon la Bonne Nouvelle.
En second lieu, la tradition. Attention, tradition n’est pas traditionalisme, ou le contraire de progressiste. Laissons-nous des idéologies. Tradition est livraison. Tradition est la donnée qui a été donné. Quelque chose que je reçois de quelqu’un. Message donné de son donateur. Voilà. Le mot « tradition » vient à se comprendre à travers le don. Le message de la Bonne Nouvelle n’est pas dans l’air. Il s’est fait chair. La tradition est le pèlerinage de tous les hommes et les femmes qui ont livré leurs vies au service de l’humanité et, en particulier, au service de l’Évangile pour faire progresser le Royaume et le chemin de l’Église vers la Jérusalem Céleste : vers la rencontre de l’humanisation entière et l’accomplissement de la rencontre des nations.
Finalement, mémoire. La mémoire des événements nous met en chemin. L’autre jour, j’ai appris un nouveau mot en français : "événementiel". Vivre la vie à l’écoute dans l’histoire est vivre de forme événementiel, à savoir, écouter tout ce qu’il s’agit dans la propre vie, dans la propre histoire. On ne peut pas oublier chers frères et chères sœurs. On ne peut pas tomber à croire que seulement vivons le présent immédiat. Nous sommes histoire, nous venons à poursuivre ceux qui nous ont précédé. Avancer dans l’histoire est d’avancer avec des autres et pour les générations qui viendront.
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